Réponse au « Magazine de la santé » de France 5 daté du 1er juin 2016

Dr. CARRERE D’ENCAUSSE, Dr. CYMES,

Le collectif « Usagers de la santé » tient tout d’abord à vous remercier du temps que vous lui avez consacré au cours de votre émission du mercredi 1er juin 2016. Cependant, le portrait en demi-teinte qui en a été dressé par votre invité, M. SAOUT, appelle, en revanche, quelques rectifications et commentaires.

Conférence de lancement du Collectif

Interventions des membres fondateurs du Collectif « Usagers de la santé » lors de la conférence de lancement du 17 mai 2016 :

Discours de clôture de Marine Le Pen :

Le gouvernement français crée la médecine en pièces détachées sur ordre de Bruxelles

Le gouvernement de Manuel Valls projette actuellement de transposer en droit français une directive européenne (2013/55/UE) permettant aux ressortissants de l’Union Européenne d’exercer à titre partiel plusieurs professions réglementées, sans en posséder l’ensemble des compétences requises. Appliquée au domaine de la santé, cette aberration induit des risques considérables : baisse de la sécurité et de la qualité des soins, problèmes de continuité et de coordination des soins, introduction d’une complexité inutile dans l’ensemble de notre système santé.

Concrètement, le projet du gouvernement vise à créer des sous-spécialités médicales, ce qui aurait pour conséquence l’apparition de nouvelles professions partiellement qualifiées, décomposant la médecine façon puzzle et contrevenant de fait à la bonne coordination des professionnels de santé, seuls à même de garantir la qualité et la sécurité du parcours de soin.

Les antibiotiques, c’est pas automatique : en marche vers l’état d’urgence bactérien

Aux États-Unis, une super-bactérie résistant à tous les antibiotiques a été découverte chez une patiente de 49 ans souffrant d’une infection urinaire. Il s’agit du premier cas de résistance à la colistine, un antibiotique de dernier recours.

Une nouvelle très inquiétante dans la mesure où il semblerait que le gène permettant la résistance aux antibiotiques soit capable de se répandre à d’autres souches bactériennes (Patrick McGann, 2016). Cependant, la question de l’antibiorésistance n’est pas nouvelle. Malgré cela, entre 30 et 50% des prescriptions d’antibiotiques seraient inutiles et inappropriées, contribuant au développement de l’antibiorésistance. Une étude de 2015 (O’Neill) estime qu’à l’horizon 2050, l’antibiorésistance causerait plus de 10 millions de décès par an.

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Santé mentale

Quand avez-vous entendu pour la dernière fois les mots « psychiatrie » ou « santé mentale » dans la bouche d’une personnalité politique ? Jamais, probablement. Les chiffres sont pourtant édifiants : 12 millions de Français – soit 20% de la population – sont atteints d’une maladie psychiatrique, alors que seul 1% de la population est atteinte d’un cancer. Les pathologies mentales représentent la deuxième cause de handicap à l’échelle mondiale et pourraient passer en pole position d’ici à 2020 (OMS, 2011). Elles sont, en France, la première cause d’invalidité et la deuxième cause d’arrêts de travail (CNAM, 2004).

Qu’est-ce que la maladie mentale ?

De manière concrète, l’acception pathologie mentale représente un panel large et varié de maladies méconnues et souvent mal diagnostiquées. Ces maladies sont souvent chroniques et invalidantes ; elles occasionnent dans la plupart des cas des difficultés plus ou moins sévères d’intégration socioprofessionnelle, et jouissent encore malheureusement d’une image très négative aux yeux du public non concerné, mais également des malades eux-mêmes et de leur entourage. La personne atteinte d’une maladie mentale est souvent jugée faible et responsable de son état, or ces pathologies sont de véritables entités cliniques ancrées dans une réalité biologique, psychologique et médicale.

Journée internationale des infirmières et infirmiers

Lettre de Marine Le Pen aux infirmières et infirmiers

Aujourd’hui, comme chaque 12 mai, a lieu la Journée Internationale des Infirmières et Infirmiers. C’est l’occasion pour moi de rendre un hommage mérité à celles et ceux qui, par vocation, se sont engagés à donner de leur personne pour notre bien-être et prendre soin de nous dans les moments les plus difficiles, comme les plus heureux. Les infirmiers constituent le socle de notre système de santé, ils sont représentés à tous les étages et dans toutes les spécialités.

Sur ces individus d’exception reposent bien souvent des responsabilités énormes pour lesquelles ils n’ont que peu de reconnaissance, financière ou morale. C’est ainsi qu’un infirmier hospitalier débutant percevra en moyenne un traitement net de 1600€, inférieur de 10% au salaire médian des Français. Le pouvoir d’achat des fonctionnaires hospitaliers, en particulier des infirmiers, s’effondre de manière continue, année après année, dans la plus grande indifférence des autorités. Pas d’étonnement si la tentation d’aller exercer à l’étranger est grande, notamment dans les régions frontalières : le salaire moyen des infirmiers luxembourgeois est deux à cinq fois supérieur à celui de leurs homologues français. Les infirmiers doivent être rémunérés à la hauteur de leurs compétences et de l’importance qu’ils jouent dans notre système de santé.