Retrouvez nos 50 propositions !

Cliquez sur la couverture pour découvrir les 50 propositions que nous avons remises à Marine Le Pen !

Propositions

,

Les infirmiers ont enfin leur propre Code de déontologie

Ce dimanche 27 novembre a été approuvé par décret la reconnaissance du Code de déontologie de la profession d’infirmier. Il se substitue aux règles professionnelles de 1993.

Ce Code, attendu depuis plus de dix ans, comprend l’ensemble des droits et devoirs des infirmiers (secret professionnel, respect de leur volonté concernant le refus ou l’interruption des soins, …), et clarifie les relations avec les patients et les autres professionnels de santé.

Le Collectif Usagers de la santé, et sa vice-présidente Nicole Hugon, infirmière, se réjouissent de cette nouvelle, dans la mesure où la publication de ce Code de déontologie signe une meilleure reconnaissance de la profession infirmière, et règle une situation aberrante, telle que nos confrères médecins et sages femmes sont dotés d’un tel code depuis plusieurs décennies !

, ,

Marisol Touraine promet 478 médecins de plus… dans 10 ans !

Le 24 novembre, Marisol Touraine a annoncé que l’édition 2017 du concours d’accès aux études de santé admettrait 478 étudiants supplémentaires, répartis sur 22 facultés de médecine. Il s’agit d’une augmentation de 6,2% au niveau national.

Cette augmentation est risible, puisque l’on estime qu’en 2020 le nombre de médecins par habitant sera inférieur de 7% à celui de 2007, tandis que la population vieillit, que les pathologies chroniques sont en recrudescence, et qu’ainsi les besoins augmentent fortement. La pénurie de médecins, notamment généralistes, et la désertification médicale de certains territoires ne seront pas enrayées par cette mesurette, sur laquelle même les organisations professionnelles et étudiantes émettent des réserves.

S’il faut relever le numerus clausus pour former plus de médecins dans les universités françaises, cette mesure ne peut pas intervenir de manière isolée. Il faut également doter les facultés de médecine et les hôpitaux associés des moyens financiers, matériels et humains pour assurer la formation des étudiants supplémentaires. De plus, selon le Conseil de l’Ordre des médecins, plus d’un quart des jeunes diplômés en médecine n’exerceront pas la médecine, préférant se diriger vers d’autres carrières. Il faut également tenir compte de cette statistique pour adapter le numerus clausus, les 6,2% annoncés par Marisol Touraine ne compensent pas les 25% d’admis qui ne s’inscriront jamais à l’Ordre. Un oral de motivation au concours de première année de médecine permettrait d’intégrer le facteur humain à une sélection qui se base exclusivement sur des critères académiques.

Beaucoup de choses peuvent être faites, en adoptant une approche globale et à long-terme en sortant de l’électoralisme et des effets d’annonce. On ne badine pas avec la santé des Français.

,

Communiqué de Nicole Hugon

   Cher(e)s collègues,

   Le 8 novembre dernier, les trois collèges (public, libéral et privé) ainsi que tous les modes d’exercices de la profession d’infirmier se sont réunis publiquement pour protester contre leurs conditions de travail.

   Lors du lancement de notre collectif, je lançais déjà un cri de détresse et rappelais le déclin quotidien de notre profession, minée par des salaires de plus en plus misérables, une pénibilité croissante, un manque de reconnaissance de la profession dans ses responsabilités exigeantes, une surcharge de travail, une nomenclature des actes libéraux obsolète avec des tarifs dérisoires, des réductions de prise en charge et des actes non rétribués.

   Nous n’attendons plus grand chose du Ministère compte tenu de la politique qu’il mène depuis le début du quinquennat, cependant nous espérons que ce vaste mouvement permettra à Marisol Touraine, ainsi qu’à tous les responsables politiques en charge de la santé, de prendre au sérieux ces légitimes revendications, avant que d’autres plus amples encore ne voient le jour demain.

dsc_6811_pp-2

Nicole Hugon
Infirmière libérale
Vice-présidente du collectif

,

L’aide médicale d’Etat revue à la hausse pour 2017

Le projet de loi de finances pour 2017 prévoit une augmentation de près de 10% des crédits alloués à l’Aide Médicale d’État (AME). Son budget prévisionnel s’établit désormais à 815 millions. Or, depuis de nombreuses années, on sait que le coût réel de l’AME est très éloigné de la somme budgétée par le gouvernement. Sur les trois dernières années, le budget initial de l’AME a été finalement dépassé de 15,3% à 26,51% !

La situation actuelle, caractérisée par un afflux massif de clandestins, tous potentiellement bénéficiaires de l’AME, fait craindre un grave dérapage budgétaire. En tenant compte des dépassements observés au cours des dernières années et de la crise des migrants, le coût réel de l’AME en 2017 dépassera largement le milliard d’euros. Il est également à noter que l’AME ne s’applique pas à Mayotte, mais que les frais de santé des immigrés clandestins en territoire mahorais représentent plus de 30 millions d’euros supplémentaires.

Si notre humanité nous impose d’aider les personnes nécessitant des soins urgents, sans lesquels ces personnes mourraient, l’AME permet le remboursement intégral sans ticket modérateur ni franchise de la quasi-totalité des soins. Incluse dans le budget de l’État, l’AME est financée par les impôts des contribuables français, qui, eux, doivent faire face à des restes à charges de plus en plus importants, notamment depuis le plafonnement des remboursements des organismes complémentaires d’assurance maladie, instauré par Marisol Touraine. L’AME est une formidable manne pour le tourisme sanitaire et la fraude, comme le dénoncent Laurent Lantieri et Jean Leonetti. Il est fréquent d’entendre que les clandestins renonceraient en fait à recourir à l’AME de peur d’être repérés et arrêtés, or plus de 300 000 personnes présentes illégalement sur notre territoire bénéficient actuellement de cette aide, pour une consommation de services et biens médicaux équivalente à celle des citoyens Français (environ 2500-3000€ par personne). De plus, les hôpitaux peinent la plupart du temps à obtenir de l’Etat un remboursement total des frais engagés pour soigner les bénéficiaires de l’AME, laissant ainsi à la charge de l’hôpital des frais conséquents.

Aujourd’hui 20% des Français renoncent aux soins dentaires et d’optiques, la moitié des foyers ayant un revenu mensuel inférieur à 1200€ trouve financièrement compliqué de se permettre une assurance complémentaire, près d’un Français sur trois admet avoir renoncé à des soins pour des raisons financières… Le massacre de notre système de santé ne devrait pas s’arrêter de sitôt, Marisol Touraine ayant annoncé que 4 milliards d’euros d’économies devraient être réalisées en 2017 sur l’Assurance Maladie, après avoir affirmé haut et fort que le quinquennat de François Hollande avait « sauvé la Sécu », en se gardant bien de préciser que la dette sociale française atteint 160 milliards d’euros, que l’Assurance Maladie prévoit un déficit de 2,6 milliards en 2017, quand celui du Fonds de Solidarité Vieillesse frôlera les 4 milliards.

Le Collectif « Usagers de la Santé » propose de supprimer l’AME et de la remplacer par une aide exclusivement applicable pour les patients dont le pronostic vital est engagé ou en cas de risque majeur de santé publique. Il est également essentiel de garantir à tous les Français une prise en charge adéquate des soins coûteux (notamment l’optique, et le dentaire), et d’arrêter la vague de déremboursements, qui interviennent parfois sans réelle justification. Une refonte globale du système de santé et de sécurité sociale doit être opérée afin de lutter contre la fraude, le gaspillage, et la désorganisation qui coûtent très cher aux Français.

,

Pharmacies en danger : plus qu’un cri d’alarme, un appel au secours !

   En France, tous les deux jours, une pharmacie met la clé sous la porte. Rien qu’au premier trimestre 2016, 50 officines ont cessé leur activité. Par ailleurs, alors qu’il avait déjà reculé de 1% en 2014, le chiffre d’affaire des pharmacies a encore diminué de 1,4% en moyenne en 2015, et jusqu’à -3.4 % pour les plus petites officines. Avec une marge commerciale qui ne cesse de s’éroder et un excédent brut d’exploitation en repli constant : la pharmacie française est en danger !

   Face à ce constat, en juillet dernier, les représentants de neuf organisations professionnelles (Ordre National des Pharmaciens, Étudiants en Pharmacie, Pharmacie Rurale, Groupements et Enseignes, …) ont rédigé un « Manifeste pour la défense de la pharmacie d’officine », avec pour objectif d’amener le gouvernement et la Ministre de la Santé à prendre leurs responsabilités.

   Depuis trop longtemps, pour les gouvernements de gauche ou de droite, la pharmacie est le parent pauvre du système de santé et trop souvent une variable d’ajustement du déficit budgétaire de la sécurité sociale. « Se plaindre en silence, c’est terminé », selon le président d’un des syndicats rédacteurs du Manifeste.

   Les pharmaciens sont bien décidés à se faire entendre et la rentrée pourrait être mouvementée si aucune proposition ne devait leur être faite. Les pistes sont pourtant nombreuses afin d’inverser une situation qui pénalise et pénalisera les usagers de la santé.

   Les 22000 officines pharmaceutiques françaises représente un secteur de 110000 hommes et femmes au service de la population. Elles accueillent quotidiennement 3 millions de Français, sont ouvertes six jours par semaine, organisent les gardes le dimanche et la nuit afin d’assurer un service 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Quelques pistes de réflexion pour apporter des solutions au secteur de la pharmacie d’officine :

  • Ouvrir des missions de prévention et de dépistage aux pharmaciens, permettant de pallier une baisse du nombre de médecins généralistes proche de 10% au cours des 10 dernières années et qui touche 81 départements ;
  • Favoriser la coordination interprofessionnelle, en particulier grâce au dossier numérique, pour assurer au mieux le suivi d’une population qui, comme dans tous les pays d’Europe, vieillit ;
  • Élargir le droit de substitution des médicaments « bio-similaires » ainsi que le répertoire de médicaments génériques ;
  • Délister certaines molécules actuellement sur prescription médicale obligatoire (un potentiel de 90 médicaments qui pourraient passer en prescription médicale facultative) ;
  • Revaloriser les entretiens thérapeutiques et la mise en place des tests rapides de diagnostic ;
  • Développer la médication officinale assortie de l’assurance du monopole de délivrance.

   Dès lors que les pharmaciens sont prêts à assurer leur rôle d’acteur majeur du parcours de soin et du système de santé, le Collectif Usagers de la Santé n’hésitera pas à relever ce défi avec eux, un défi va bien au-delà de l’assurance d’une délivrance sécurisée du médicament.

Affaire de la Dépakine : vers un nouveau scandale d’État ?

La Dépakine est un médicament utilisé dans le traitement de l’épilepsie et des troubles bipolaires, commercialisé depuis 1967 par le laboratoire Sanofi. Or, depuis les années 1980, des études ont établi un lien entre prise de Dépakine et malformations fœtales, sans que les femmes enceintes prenant ce traitement n’en soient averties.

Ce n’est qu’en 2010 que les risques de malformations fœtales ont été ajoutés à la notice du médicament. Depuis 2015, les femmes enceintes doivent signer un consentement éclairé avant la prise du traitement. Ces mesures interviennent plus de 30 ans après les premières constations scientifiques des effets néfastes de la Dépakine sur les enfants à naître. En février dernier, l’Inspection Générale des Affaires Sociales estimait que la Dépakine avait causé environ 450 cas de malformations congénitales entre les seules années 2006 à 2014, et dénonçait le « manque de réactivité » des autorités sanitaires et du ministère de la santé. L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) quant à elle évalue à 10000 le nombre de femmes enceintes traitées par Dépakine entre 2007 et 2014, or des études établissent à 10% le risque de malformation fœtale, et entre 30 et 40% le risque de troubles comportementaux, tels que les troubles du spectre autistique, chez l’enfant à naitre. Ces estimations sont contenues dans un rapport dont Marisol Touraine semble avoir voulu retarder la parution, selon le Canard enchainé. Étant donné que les risques attenants à ce traitement sont connus depuis plusieurs décennies, Marisol Touraine et ses prédécesseurs sont largement responsables de la situation actuelle.

Plusieurs dizaines de famille s’apprêtent à déposer plainte contre le laboratoire Sanofi et l’ANSM pour non signalement d’effets indésirable, tromperie aggravée, et blessures involontaires. Des centaines, voire des milliers d’enfants, pourraient être concernés. Toute la lumière doit désormais être faite sur cette affaire afin de déterminer les responsabilités et apporter un commencement de réponse aux victimes.

Le Collectif « Usagers de la santé » souhaite que les lanceurs d’alerte soient protégés juridiquement, eux qui se retrouvent souvent seuls contre tous et soumis à de fortes pressions. L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament doit voir son action évaluée, afin de tirer les conséquences de la situation actuelle. Il est nécessaire de garantir aux Français une prise en charge basée sur les connaissances médicales les plus récentes, et évaluer en toute indépendance le rapport bénéfice-risque des médicaments sur lesquels un doute devait peser. Il ne s’agit pas de remettre en cause l’efficacité de la Depakine dans le traitement de l’épilepsie, mais d’assurer une information adéquate aux patients susceptibles de subir des effets indésirables graves (ici, les femmes en âge de procréer). Le ministre chargé de la santé doit exercer ses fonctions de manière neutre et indépendante, loin de l’influence des laboratoires pharmaceutiques.
,

Suicide d’une infirmière à l’hôpital Monod du Havre

Nous apprenions cette semaine, avec consternation et douleur, la disparition subite d’une infirmière de l’hôpital Monod du Havre, qui a mis fin à ses jours. Nos pensées vont d’abord à sa famille, à qui nous présentons nos condoléances, ainsi que notre soutien dans cette épreuve.

Dans la lettre qu’elle a laissée derrière elle, l’infirmière met en cause principalement les conditions de travail dans lesquelles le personnel évolue au sein de cet établissement. Elle y dénonce la pression exercée par sa hiérarchie qui, dans le cadre d’une politique de suppression de postes et de polyvalence, réorganise l’hôpital sans concertation, chamboulant la répartition du travail, poussant les personnels à bout de leurs capacités physiques et psychologiques.

Dans son courrier, l’infirmière aurait remis en cause, entre autres, le cas d’un enfant qu’elle aurait dû prendre en charge en réanimation, dans des conditions nécessitant des compétences spécifiques auxquelles elle n’avait pas été formée. Elle en avait notamment fait part à un cadre de l’hôpital qui était resté sourd à ses réticences quant à son changement de service.

Cela fait de nombreuses années que les personnels soignants pointent des conditions de travail se détériorant jour après jour : surcharge de travail, manque de personnel, pénibilité non reconnue, stress permanent mal évalué, salaire dérisoire au vu des responsabilités, …

Le Collectif Usagers de la Santé demande que le budget des hôpitaux soit réévalué afin de pouvoir recruter suffisamment de personnel et permettre des conditions d’exercice optimales pour le bien-être des soignants et des patients. Le salaire des personnels soignants doit être revu à la hausse, et la pénibilité de ces métiers doit être reconnue à sa juste valeur. Le management hospitalier ne doit pas mimer celui de l’entreprise, car l’hôpital n’est pas une usine, la santé n’est pas un bien marchand; dans ce cadre, le stress intense et la pression peuvent entrainer des erreurs fatales. Le suicide des soignants doit également être considéré comme un accident du travail, et des mesures préventives doivent être mises en place, notamment par le biais de la médecine du travail. Il est urgent d’agir pour l’hôpital, les soignants et la santé des Français.

,

Marisol Touraine n’aime pas les personnes âgées

Contre l’avis des médecins, des familles, et surtout des associations qui prennent en charge les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, la Haute Autorité de la Santé, dépendant du ministère, veut dérembourser les quatre médicaments utilisés dans cette maladie.

Cette décision politique, indigne au 21ème siècle dans un pays moderne, et qui vient de l’analyse du Service Médical Rendu (SMR) est prématurée, injustifiée, et dangereuse dans le cadre de la prise en charge globale de la maladie d’Alzheimer.

Outre les effets positifs, aussi bien thérapeutiques que psychologiques des ces traitements, nous sommes face à un choix de société, avec un très mauvais signal envoyé aux familles, aux patients, qui sont souvent des Personnes Âgées atteintes par cette maladie, les incitant à penser que l’on ne peut rien faire pour eux, et qu’ils coûtent trop cher à la collectivité.

La prise en charge de ces 4 médicaments par la Sécurité Sociale était en 2011 de 65%, elle est aujourd’hui de 15%, et demain de 0%, ce qui entraînera pour tous ces patients un arrêt de la prise en charge des mutuelles, et qui obligera ces patients à assurer personnellement la prise en charge financière totale de ces traitements.
La conséquence immédiate sera pour un grand nombre d’entre eux l’abandon de toute thérapeutique.

Plusieurs médicaments « dits de confort  » utilisés essentiellement par les Personnes Agées avaient déjà été déremboursés, et pourtant, les études réalisées montrent que sur le long terme, aucune économie n’est réalisée par la sécurité sociale.

  • En 2012 la réforme fiscale a fait perdre aux Personnes Âgées les quelques maigres avantages qu’ils avaient acquis
  • En 2015 l’augmentation de la CSG va pénaliser 460 000 retraités,
  • Aujourd’hui on attaque une nouvelle fois le pouvoir d’achat des personnes âgées à travers ce qui est essentiel à leurs yeux, leur santé, juste pour les priver d’un peu de confort médicamenteux sans danger.

Une société incapable de respecter et de prendre en charge ses aînés est une société sans avenir.