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Santé mentale

Quand avez-vous entendu pour la dernière fois les mots « psychiatrie » ou « santé mentale » dans la bouche d’une personnalité politique ? Jamais, probablement. Les chiffres sont pourtant édifiants : 12 millions de Français – soit 20% de la population – sont atteints d’une maladie psychiatrique, alors que seul 1% de la population est atteinte d’un cancer. Les pathologies mentales représentent la deuxième cause de handicap à l’échelle mondiale et pourraient passer en pole position d’ici à 2020 (OMS, 2011). Elles sont, en France, la première cause d’invalidité et la deuxième cause d’arrêts de travail (CNAM, 2004).

Qu’est-ce que la maladie mentale ?

De manière concrète, l’acception pathologie mentale représente un panel large et varié de maladies méconnues et souvent mal diagnostiquées. Ces maladies sont souvent chroniques et invalidantes ; elles occasionnent dans la plupart des cas des difficultés plus ou moins sévères d’intégration socioprofessionnelle, et jouissent encore malheureusement d’une image très négative aux yeux du public non concerné, mais également des malades eux-mêmes et de leur entourage. La personne atteinte d’une maladie mentale est souvent jugée faible et responsable de son état, or ces pathologies sont de véritables entités cliniques ancrées dans une réalité biologique, psychologique et médicale.

Journée internationale des infirmières et infirmiers

Lettre de Marine Le Pen aux infirmières et infirmiers

Aujourd’hui, comme chaque 12 mai, a lieu la Journée Internationale des Infirmières et Infirmiers. C’est l’occasion pour moi de rendre un hommage mérité à celles et ceux qui, par vocation, se sont engagés à donner de leur personne pour notre bien-être et prendre soin de nous dans les moments les plus difficiles, comme les plus heureux. Les infirmiers constituent le socle de notre système de santé, ils sont représentés à tous les étages et dans toutes les spécialités.

Sur ces individus d’exception reposent bien souvent des responsabilités énormes pour lesquelles ils n’ont que peu de reconnaissance, financière ou morale. C’est ainsi qu’un infirmier hospitalier débutant percevra en moyenne un traitement net de 1600€, inférieur de 10% au salaire médian des Français. Le pouvoir d’achat des fonctionnaires hospitaliers, en particulier des infirmiers, s’effondre de manière continue, année après année, dans la plus grande indifférence des autorités. Pas d’étonnement si la tentation d’aller exercer à l’étranger est grande, notamment dans les régions frontalières : le salaire moyen des infirmiers luxembourgeois est deux à cinq fois supérieur à celui de leurs homologues français. Les infirmiers doivent être rémunérés à la hauteur de leurs compétences et de l’importance qu’ils jouent dans notre système de santé.