Retrouvez nos 50 propositions !

Cliquez sur la couverture pour découvrir les 50 propositions que nous avons remises à Marine Le Pen !

Propositions

Vague de suicides dans les hôpitaux

Le suicide du Dr Megnien, cardiologue à l’hôpital Georges Pompidou, le 17 décembre 2015 a finalement été considéré comme « homicide involontaire » par l’inspection du travail. Cette conclusion corrobore les informations qui avaient déjà filtré, mettant gravement en cause la gestion administrative de cet hôpital et évoquant le harcèlement professionnel dont ce praticien était victime.

Plus récemment, le suicide d’un infirmier, dans des conditions similaires et dans le même hôpital, montre évidemment que rien n’a changé dans les modes de gestion, toujours fondés sur la recherche obstinée de productivité et les économies drastiques, au mépris du respect de la personne humaine.

Il serait faux de croire que ces drames ne touchent qu’un hôpital parisien. Partout en France, on déplore des suicides parmi les membres du personnel, et tout particulièrement au sein de ceux qui sont en contact direct avec les patients. Six en un an par exemple rien qu’au CHU de Toulouse. La seule réponse de l’administration consiste à faire des « enquêtes », semblant malheureusement confirmer ainsi qu’elle ne comprend toujours pas les causes de ces drames !

Les méthodes actuelles de gestion des hôpitaux, édictées par Madame la Ministre et la logique du tiroir-caisse, sont obsolètes et dangereuses. Il est grand temps de changer de cap. Marine Le Pen le fera.

L’usine à gaz des complémentaires santé

Depuis le 1er janvier 2016, les remboursements des dépassements d’honoraires par les complémentaires santé sont plafonnés à 125% du plafond de la Sécurité sociale. Cette situation a entrainé l’émergence de restes à charge importants pour les patients, et cela ne va pas aller en s’améliorant puisqu’à compter du 1er janvier 2017, ces remboursements seront plafonnés à 100% du plafond de la Sécurité sociale.

Une enquête de 60 millions de consommateurs montre que sur les dix opérations les plus courantes, sept d’entre elles font l’objet, dans le secteur privé, d’un dépassement moyen supérieur à 100% du plafond de la Sécurité sociale ; les restes à charge atteignent désormais jusqu’à 1000 euros à certains endroits.

En instaurant ce plafonnement, Marisol Touraine a voulu taper au portefeuille les médecins pratiquant des dépassements d’honoraires, or les patients sont les premières victimes de ce dogmatisme. Les dépassements abusifs concernent une minorité des cas ; dans les autres cas, ils sont incompressibles, le tarif des actes augmentant moins vite que les charges professionnelles : selon le président de la Fédération des médecins de France, en 25 ans, les tarifs des assurances professionnelles pour les chirurgiens ont été multipliés par 35.

Une étude de la FNIM montre que 49% des assurés gagnant moins de 20 000 euros par an ont déjà renoncé à des soins pour des motifs financiers. Ajoutons que 53% des ménages modestes considèrent qu’il est compliqué financièrement de se permettre une complémentaire santé. La fracture entre les Français les plus favorisés et les plus précaires se creuse au fil de décisions ineptes de dirigeants déconnectés et aveuglés par l’idéologie.

Nous assistons à un mouvement dangereux : d’un côté Marisol Touraine limite la prise en charge par les complémentaires santé, de l’autre côté les candidats du système nous promettent la casse de notre système de Sécurité sociale : rappelons que François Fillon propose une privatisation de la Sécurité sociale, en transférant une grande partie des remboursements aux complémentaires, ce qui entrainera un renchérissement important des cotisations, déjà élevées pour des prestations s’amoindrissant.

En 2017, pour garantir à tous les Français une prise en charge optimale de leurs soins de santé, faites le bon choix : voter pour Marine Le Pen !

,

Les infirmiers ont enfin leur propre Code de déontologie

Ce dimanche 27 novembre a été approuvé par décret la reconnaissance du Code de déontologie de la profession d’infirmier. Il se substitue aux règles professionnelles de 1993.

Ce Code, attendu depuis plus de dix ans, comprend l’ensemble des droits et devoirs des infirmiers (secret professionnel, respect de leur volonté concernant le refus ou l’interruption des soins, …), et clarifie les relations avec les patients et les autres professionnels de santé.

Le Collectif Usagers de la santé, et sa vice-présidente Nicole Hugon, infirmière, se réjouissent de cette nouvelle, dans la mesure où la publication de ce Code de déontologie signe une meilleure reconnaissance de la profession infirmière, et règle une situation aberrante, telle que nos confrères médecins et sages femmes sont dotés d’un tel code depuis plusieurs décennies !

, ,

Marisol Touraine promet 478 médecins de plus… dans 10 ans !

Le 24 novembre, Marisol Touraine a annoncé que l’édition 2017 du concours d’accès aux études de santé admettrait 478 étudiants supplémentaires, répartis sur 22 facultés de médecine. Il s’agit d’une augmentation de 6,2% au niveau national.

Cette augmentation est risible, puisque l’on estime qu’en 2020 le nombre de médecins par habitant sera inférieur de 7% à celui de 2007, tandis que la population vieillit, que les pathologies chroniques sont en recrudescence, et qu’ainsi les besoins augmentent fortement. La pénurie de médecins, notamment généralistes, et la désertification médicale de certains territoires ne seront pas enrayées par cette mesurette, sur laquelle même les organisations professionnelles et étudiantes émettent des réserves.

S’il faut relever le numerus clausus pour former plus de médecins dans les universités françaises, cette mesure ne peut pas intervenir de manière isolée. Il faut également doter les facultés de médecine et les hôpitaux associés des moyens financiers, matériels et humains pour assurer la formation des étudiants supplémentaires. De plus, selon le Conseil de l’Ordre des médecins, plus d’un quart des jeunes diplômés en médecine n’exerceront pas la médecine, préférant se diriger vers d’autres carrières. Il faut également tenir compte de cette statistique pour adapter le numerus clausus, les 6,2% annoncés par Marisol Touraine ne compensent pas les 25% d’admis qui ne s’inscriront jamais à l’Ordre. Un oral de motivation au concours de première année de médecine permettrait d’intégrer le facteur humain à une sélection qui se base exclusivement sur des critères académiques.

Beaucoup de choses peuvent être faites, en adoptant une approche globale et à long-terme en sortant de l’électoralisme et des effets d’annonce. On ne badine pas avec la santé des Français.

,

Communiqué de Nicole Hugon

   Cher(e)s collègues,

   Le 8 novembre dernier, les trois collèges (public, libéral et privé) ainsi que tous les modes d’exercices de la profession d’infirmier se sont réunis publiquement pour protester contre leurs conditions de travail.

   Lors du lancement de notre collectif, je lançais déjà un cri de détresse et rappelais le déclin quotidien de notre profession, minée par des salaires de plus en plus misérables, une pénibilité croissante, un manque de reconnaissance de la profession dans ses responsabilités exigeantes, une surcharge de travail, une nomenclature des actes libéraux obsolète avec des tarifs dérisoires, des réductions de prise en charge et des actes non rétribués.

   Nous n’attendons plus grand chose du Ministère compte tenu de la politique qu’il mène depuis le début du quinquennat, cependant nous espérons que ce vaste mouvement permettra à Marisol Touraine, ainsi qu’à tous les responsables politiques en charge de la santé, de prendre au sérieux ces légitimes revendications, avant que d’autres plus amples encore ne voient le jour demain.

dsc_6811_pp-2

Nicole Hugon
Infirmière libérale
Vice-présidente du collectif

Intervention du Dr. Delacroix pour la médecine en milieu rural

Monsieur le Président, chers collègues,

Je  profite de ce dossier concernant la lutte contre les déserts médicaux,  que bien entendu nous allons voter pour vous dire notre inquiétude devant cette situation indigne pour notre pays.

Des millions de français se trouvent ainsi privé  de leur  droit d’accès aux soins, ce qui illustre malheureusement ,ce que nous dénonçons tous les jours, le décalage entre les élites politiques et les réalités quotidiennes des français.

Quelle responsabilité vous avez !

Mais au delà de cette situation douloureuse, c’est toute la politique de santé qui est malade.

C’est le résultat , des politiques menées depuis plusieurs décennies, depuis les ordonnances Juppé de 1995, jusqu’à  aujourd’hui par la ministre de la santé, idéologue et dogmatique, ce qui a comme graves conséquences :

  • une dégradation de notre système de santé, dénoncé par tous les professionnels
  • une aggravation dans sa globalité du déficit d’accès aux soins pour des millions de Français.

Aujourd’hui, se sont les patients qui sont les premières victimes.

Notre système de santé est en danger de mort.

  • déficit de médecins dans nos campagnes mais qui commence à se faire sentir dans les grandes villes.
  • Fermeture de service de proximité, de maternités, de services d’urgence.
  • Des hôpitaux en faillite, sinistrés, avec des services délabrés, voire insalubres.
  • 100 cliniques menacées de fermeture en raison de prix de journée volontairement discriminatoire.
  • Des urgences saturées.
  • Le déremboursement croissant des médicaments (Alzheimer).
  • L’oubli des personnes âgées.
  • Le découragement des anciens qui ne veulent plus assurer la PDS.
  • La démotivation des jeunes, moins de 10% s’installent en « libé ».

Comment est-on arrivé a une telle situation, en France, au 21eme siècle ?

Je vous rappelle, qu’il y a quelques années notre Médecine était considérée comme l’une des meilleures au monde, quelle participait au rayonnement international de la France, et que notre système de santé était un modèle pour de nombreux pays.

Permettez moi aussi de vous rappeler que les français sont très attachés a leur médecine à la française, à leurs médecins, et a la qualité du couple Médecin/patient dont les missions vont bien au delà du soin.

Qu’il ne faut pas oublier que l’accèà la santé qui est un droit qui est inscrit dans la constitution, et qui concerne 66 millions de français.

La médecine de ville et de campagne, portée essentiellement par des médecins libéraux est au bord de l’implosion.

Au lieu de soutenir les médecins dans leur cœur de métier, on vient de leur rajouter une nouvelle couche administrative avec la mise en place du tiers payant.

Aujourd’hui notre métier à changé, les enjeux sont différents, d’immenses défis sont à relever,

Et malheureusement le sacerdoce, la vocation sont entrain de disparaître.

Il est temps de se poser les bonnes questions ! Pourquoi les jeunes  ne s’installent ils  plus ?

  • Parce que l’ on a détruit l’image du médecin.
  • Parce que les jeunes ne peuvent pas faire face aux charges écrasantes.
  • Parce que les jeunes n’ont aucune visibilité pour leur avenir.
  • Parce que les honoraires sont les plus bas d’Europe.

Des solutions existent, proposées par les internes, et les syndicats médicaux,  et il est plus qu’urgent de les mettre en place.

Il est temps de redonner confiance aux Professions de santé, de les écouter, de reconnaitre leur travail, de le valoriser, et surtout de leur laisser faire leur vrai métier.

Je vous remercie.

,

L’aide médicale d’Etat revue à la hausse pour 2017

Le projet de loi de finances pour 2017 prévoit une augmentation de près de 10% des crédits alloués à l’Aide Médicale d’État (AME). Son budget prévisionnel s’établit désormais à 815 millions. Or, depuis de nombreuses années, on sait que le coût réel de l’AME est très éloigné de la somme budgétée par le gouvernement. Sur les trois dernières années, le budget initial de l’AME a été finalement dépassé de 15,3% à 26,51% !

La situation actuelle, caractérisée par un afflux massif de clandestins, tous potentiellement bénéficiaires de l’AME, fait craindre un grave dérapage budgétaire. En tenant compte des dépassements observés au cours des dernières années et de la crise des migrants, le coût réel de l’AME en 2017 dépassera largement le milliard d’euros. Il est également à noter que l’AME ne s’applique pas à Mayotte, mais que les frais de santé des immigrés clandestins en territoire mahorais représentent plus de 30 millions d’euros supplémentaires.

Si notre humanité nous impose d’aider les personnes nécessitant des soins urgents, sans lesquels ces personnes mourraient, l’AME permet le remboursement intégral sans ticket modérateur ni franchise de la quasi-totalité des soins. Incluse dans le budget de l’État, l’AME est financée par les impôts des contribuables français, qui, eux, doivent faire face à des restes à charges de plus en plus importants, notamment depuis le plafonnement des remboursements des organismes complémentaires d’assurance maladie, instauré par Marisol Touraine. L’AME est une formidable manne pour le tourisme sanitaire et la fraude, comme le dénoncent Laurent Lantieri et Jean Leonetti. Il est fréquent d’entendre que les clandestins renonceraient en fait à recourir à l’AME de peur d’être repérés et arrêtés, or plus de 300 000 personnes présentes illégalement sur notre territoire bénéficient actuellement de cette aide, pour une consommation de services et biens médicaux équivalente à celle des citoyens Français (environ 2500-3000€ par personne). De plus, les hôpitaux peinent la plupart du temps à obtenir de l’Etat un remboursement total des frais engagés pour soigner les bénéficiaires de l’AME, laissant ainsi à la charge de l’hôpital des frais conséquents.

Aujourd’hui 20% des Français renoncent aux soins dentaires et d’optiques, la moitié des foyers ayant un revenu mensuel inférieur à 1200€ trouve financièrement compliqué de se permettre une assurance complémentaire, près d’un Français sur trois admet avoir renoncé à des soins pour des raisons financières… Le massacre de notre système de santé ne devrait pas s’arrêter de sitôt, Marisol Touraine ayant annoncé que 4 milliards d’euros d’économies devraient être réalisées en 2017 sur l’Assurance Maladie, après avoir affirmé haut et fort que le quinquennat de François Hollande avait « sauvé la Sécu », en se gardant bien de préciser que la dette sociale française atteint 160 milliards d’euros, que l’Assurance Maladie prévoit un déficit de 2,6 milliards en 2017, quand celui du Fonds de Solidarité Vieillesse frôlera les 4 milliards.

Le Collectif « Usagers de la Santé » propose de supprimer l’AME et de la remplacer par une aide exclusivement applicable pour les patients dont le pronostic vital est engagé ou en cas de risque majeur de santé publique. Il est également essentiel de garantir à tous les Français une prise en charge adéquate des soins coûteux (notamment l’optique, et le dentaire), et d’arrêter la vague de déremboursements, qui interviennent parfois sans réelle justification. Une refonte globale du système de santé et de sécurité sociale doit être opérée afin de lutter contre la fraude, le gaspillage, et la désorganisation qui coûtent très cher aux Français.

,

Pharmacies en danger : plus qu’un cri d’alarme, un appel au secours !

   En France, tous les deux jours, une pharmacie met la clé sous la porte. Rien qu’au premier trimestre 2016, 50 officines ont cessé leur activité. Par ailleurs, alors qu’il avait déjà reculé de 1% en 2014, le chiffre d’affaire des pharmacies a encore diminué de 1,4% en moyenne en 2015, et jusqu’à -3.4 % pour les plus petites officines. Avec une marge commerciale qui ne cesse de s’éroder et un excédent brut d’exploitation en repli constant : la pharmacie française est en danger !

   Face à ce constat, en juillet dernier, les représentants de neuf organisations professionnelles (Ordre National des Pharmaciens, Étudiants en Pharmacie, Pharmacie Rurale, Groupements et Enseignes, …) ont rédigé un « Manifeste pour la défense de la pharmacie d’officine », avec pour objectif d’amener le gouvernement et la Ministre de la Santé à prendre leurs responsabilités.

   Depuis trop longtemps, pour les gouvernements de gauche ou de droite, la pharmacie est le parent pauvre du système de santé et trop souvent une variable d’ajustement du déficit budgétaire de la sécurité sociale. « Se plaindre en silence, c’est terminé », selon le président d’un des syndicats rédacteurs du Manifeste.

   Les pharmaciens sont bien décidés à se faire entendre et la rentrée pourrait être mouvementée si aucune proposition ne devait leur être faite. Les pistes sont pourtant nombreuses afin d’inverser une situation qui pénalise et pénalisera les usagers de la santé.

   Les 22000 officines pharmaceutiques françaises représente un secteur de 110000 hommes et femmes au service de la population. Elles accueillent quotidiennement 3 millions de Français, sont ouvertes six jours par semaine, organisent les gardes le dimanche et la nuit afin d’assurer un service 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Quelques pistes de réflexion pour apporter des solutions au secteur de la pharmacie d’officine :

  • Ouvrir des missions de prévention et de dépistage aux pharmaciens, permettant de pallier une baisse du nombre de médecins généralistes proche de 10% au cours des 10 dernières années et qui touche 81 départements ;
  • Favoriser la coordination interprofessionnelle, en particulier grâce au dossier numérique, pour assurer au mieux le suivi d’une population qui, comme dans tous les pays d’Europe, vieillit ;
  • Élargir le droit de substitution des médicaments « bio-similaires » ainsi que le répertoire de médicaments génériques ;
  • Délister certaines molécules actuellement sur prescription médicale obligatoire (un potentiel de 90 médicaments qui pourraient passer en prescription médicale facultative) ;
  • Revaloriser les entretiens thérapeutiques et la mise en place des tests rapides de diagnostic ;
  • Développer la médication officinale assortie de l’assurance du monopole de délivrance.

   Dès lors que les pharmaciens sont prêts à assurer leur rôle d’acteur majeur du parcours de soin et du système de santé, le Collectif Usagers de la Santé n’hésitera pas à relever ce défi avec eux, un défi va bien au-delà de l’assurance d’une délivrance sécurisée du médicament.