Vague de suicides dans les hôpitaux

Le suicide du Dr Megnien, cardiologue à l’hôpital Georges Pompidou, le 17 décembre 2015 a finalement été considéré comme « homicide involontaire » par l’inspection du travail. Cette conclusion corrobore les informations qui avaient déjà filtré, mettant gravement en cause la gestion administrative de cet hôpital et évoquant le harcèlement professionnel dont ce praticien était victime.

Plus récemment, le suicide d’un infirmier, dans des conditions similaires et dans le même hôpital, montre évidemment que rien n’a changé dans les modes de gestion, toujours fondés sur la recherche obstinée de productivité et les économies drastiques, au mépris du respect de la personne humaine.

Il serait faux de croire que ces drames ne touchent qu’un hôpital parisien. Partout en France, on déplore des suicides parmi les membres du personnel, et tout particulièrement au sein de ceux qui sont en contact direct avec les patients. Six en un an par exemple rien qu’au CHU de Toulouse. La seule réponse de l’administration consiste à faire des « enquêtes », semblant malheureusement confirmer ainsi qu’elle ne comprend toujours pas les causes de ces drames !

Les méthodes actuelles de gestion des hôpitaux, édictées par Madame la Ministre et la logique du tiroir-caisse, sont obsolètes et dangereuses. Il est grand temps de changer de cap. Marine Le Pen le fera.