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Pharmacies en danger : plus qu’un cri d’alarme, un appel au secours !

En France, tous les deux jours, une pharmacie met la clé sous la porte. Rien qu’au premier trimestre 2016, 50 officines ont cessé leur activité. Par ailleurs, alors qu’il avait déjà reculé de 1% en 2014, le chiffre d’affaire des pharmacies a encore diminué de 1,4% en moyenne en 2015, et jusqu’à -3.4 % pour les plus petites officines. Avec une marge commerciale qui ne cesse de s’éroder et un excédent brut d’exploitation en repli constant : la pharmacie française est en danger !

Affaire de la Dépakine : vers un nouveau scandale d’État ?

La Dépakine est un médicament utilisé dans le traitement de l’épilepsie et des troubles bipolaires, commercialisé depuis 1967 par le laboratoire Sanofi. Or, depuis les années 1980, des études ont établi un lien entre prise de Dépakine et malformations fœtales, sans que les femmes enceintes prenant ce traitement n’en soient averties.

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Suicide d’une infirmière à l’hôpital Monod du Havre

Nous apprenions cette semaine, avec consternation et douleur, la disparition subite d’une infirmière de l’hôpital Monod du Havre, qui a mis fin à ses jours. Nos pensées vont d’abord à sa famille, à qui nous présentons nos condoléances, ainsi que notre soutien dans cette épreuve. Dans la lettre qu’elle a laissée derrière elle, l’infirmière met en cause principalement les conditions de travail dans lesquelles le personnel évolue au sein de cet établissement.

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Marisol Touraine n’aime pas les personnes âgées

Contre l’avis des médecins, des familles, et surtout des associations qui prennent en charge les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, la Haute Autorité de la Santé, dépendant du ministère, veut dérembourser les quatre médicaments utilisés dans cette maladie. Cette décision politique, indigne au 21ème siècle dans un pays moderne, et qui vient de l’analyse du Service Médical Rendu (SMR) est prématurée, injustifiée, et dangereuse dans le cadre de la prise en charge globale de la maladie d’Alzheimer.

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La farce des négociations conventionnelles

Après 13 réunions avec les instances da la CNAMTS en 4 mois, deux syndicats de médecins (le BLOC et la CSMF) ont quitté la table des négociations. Les autres sont à deux doigts de faire de même. Ils ont ainsi manifesté leur écœurement devant l’indigence des propositions qui leur ont été faites en matière de revalorisation des actes médicaux. Mais ils protestent surtout contre une politique de santé absurde décidée par des technocrates coupés de la réalité et disposés à donner toujours plus de pouvoirs aux mutuelles et autres assurances complémentaires.

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Les médecins ne sont pas des surhommes

Le surmenage des jeunes médecins est une réalité qu’il est nécessaire de prendre en compte. Le burn-out sévit de plus en plus, en raison du poids qui pèse sur les épaules de ces jeunes praticiens ; ce mal est insidieux puisqu’il peut se propager rapidement en raison de la surcharge de travail induite par l’absence d’un collègue. Les hôpitaux manquent cruellement de moyens, il est nécessaire d’arrêter la casse et d’augmenter les effectifs de la fonction publique hospitalière pour garantir un exercice de la médecine dans des conditions optimales pour le bien-être de tous, praticiens et patients. Il est également nécessaire d’agir en amont afin que les services d’urgence cessent d’être surchargés de cas ne présentant aucune situation d’urgence.

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Le chômage tue quatre fois plus que les accidents de la route

L’INSERM estime que les conséquences médico-psycho-sociales du chômage entrainent entre 10 et 14000 décès annuels, notamment en raison d’une prévalence plus élevée des maladies cardio-vasculaires et des cancers chez les personnes en situation de précarité : une augmentation de la consommation d’alcool et de tabac en raison du stress et de l’anxiété que provoque la précarité, ainsi qu’une alimentation de mauvaise qualité notamment en raison de revenus faibles, peuvent expliquer ces effets néfastes sur la santé. Du point de vue de la santé mentale, un quart de nos concitoyens en situation de recherche d’emploi sont sujets à la dépression (24% des hommes et 26% des femmes; Dares, 2015), et la courbe des suicides suit celle du chômage (une augmentation du taux de chômage de 10% entraîné une hausse de 1,5% du nombre de suicides), alors que notre pays est déjà un mauvais élève en la matière.

Réponse au « Magazine de la santé » de France 5 daté du 1er juin 2016

Dr. CARRERE D’ENCAUSSE, Dr. CYMES,

Le collectif « Usagers de la santé » tient tout d’abord à vous remercier du temps que vous lui avez consacré au cours de votre émission du mercredi 1er juin 2016. Cependant, le portrait en demi-teinte qui en a été dressé par votre invité, M. SAOUT, appelle, en revanche, quelques rectifications et commentaires.